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Le Grip 21 défend quatre parti-pris :

Les difficultés d’une entreprise ne sont pas inscrites dans ses gênes mais peuvent résulter de la coïncidence d’un ensemble de facteurs endogènes et exogènes.
Il n’existe pas deux sortes d’entreprises : celles vouées à l’excellence et celles vouées au ghetto, à l’échec.
Aujourd’hui, quelles qu’en soient les causes, l’échec d’une entreprise – en débouchant sur la procédure collective – vaut à ses dirigeants d’être classés par la société dans la catégorie de ceux qui ont commis des erreurs et doivent pour cela être sanctionnés. Une forme d’opprobre, d’a priori, les entache de manière indélébile.
Le combat du Grip 21 est d’infléchir cette situation dans le sens de l’opportunité de nouvelles perspectives.

L’éloge de l’échec
C’est l’un des grands principes de reconstruction des entrepreneurs fragilisés, ce qui est à l’évidence le cas dans les procédures collectives. Ce territoire est aujourd’hui un ghetto : auxiliaires de justice démotivés, n’accomplissant pas ou plus de mission d’assistance à la réhabilitation des entrepreneurs déstabilisés ; tribunaux de commerce où le droit n’est pas écrit, entretenant ainsi le sentiment de justice « organisée » pour les mieux armés, ceux qui ont choisi le bon avocat et non celui dont le dossier était de meilleur qualité. Les vrais juges consulaires, ceux pour qui la notion de service public a un sens, se sentent isolés et risquent de se désintéresser de la fonction. Les entrepreneurs ghettoïsés, exclus de la vie économique par le clivage que fait peser sur le chef d’entreprise défaillant tout son environnement, sont vulnérables et risquent d’accepter par peur, par méconnaissance des compromissions ce qu’en d’autres temps ils auraient réprouvé.

L’application des principes du développement durable à l’entreprise suscite l’intérêt de nombreux acteurs aujourd’hui. Si le Grip 21 s’associe pleinement à cette prise de conscience, elle la perçoit comme encore trop parcellaire, car ne portant que sur les situations d’entreprises saines. Aujourd’hui en effet, l’intérêt porté au développement durable s’arrête là où commencent les difficultés d’entreprise. Or, pour le Grip, le monde ne se coupe pas en deux, d’un côté les leaders capables d’établir les référentiels de management et de l’autre les laissés pour compte qui n’ont droit qu’aux voies d’exécution.

L’application des principes du développement durable aux entreprises en difficulté concerne toutes les entreprises : ainsi les grands groupes sont-ils par exemple impliqués, de par leurs politiques
    de management de leurs sous-traitants
    d’externalisation d’activités ou de personnel
    de gestion de l’entreprise étendue
    de maîtrise des risques etc.
dans la pérennité et la valorisation de ressources.

Le retour d’expérience des acteurs économiques est aussi riche d’enseignement que sont stériles les jugements a priori sur ces mêmes acteurs. Le Grip 21 propose de contribuer à une lecture critique des lois au regard de l’application des principes du développement durable.

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