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Le mot du Coach

Par Jean-Claude BENEZRA

Ce matin, chez le coiffeur, j’ai fait la connaissance d’une avocate spécialiste du droit des affaires qui exprimait sa colère quant aux pratiques de certains de ses confrères dénués de tout sens éthique.


Il semblait, selon elle, que cet état de fait rendait son métier plus difficile puisqu’ en dehors du droit il s’agissait de gérer les relations humaines.

Le sens de l’éthique, la communication sont aujourd’hui des incontournables du développement durable.

Alors que j’exerçais la profession de juriste de banque, j’ai constaté à maintes reprises l’absence d’une réelle communication tant sur le plan interne que lors de réunions avec des clients, des confrères …

Je me souviens d’une réunion où deux interlocuteurs s’opposaient depuis un certain temps. Leur position respective semblait éloignée, et je suis intervenu simplement pour leur faire préciser ce que chacun mettait derrière le même mot : celui de «responsabilité ». Dès lors l’accord a pu se réaliser puisqu’ils prirent conscience de ce qu’ils l’utilisaient avec un sens différent.

Depuis longtemps convaincu de l’importance des relations humaines en entreprise et d’une bonne communication, je me suis formé à diverses approches pragmatiques telles que l’Analyse Transactionnelle, la programmation neuro- linguistique et l’approche systémique orientée solution.

Aujourd’hui j’accompagne des managers, des membres de professions libérales …dans la réalisation de leurs objectifs, afin d’atteindre une meilleure performance et surtout un » mieux vivre ».

En effet, qui n’entend régulièrement ses voisins, ses amis, se plaindre du manque de temps, du stress permanent ? Comment rester efficace dans de telles conditions ? Comment conserver une qualité de vie satisfaisante ?

Ici dans cette chronique, je me propose de vous faire partager mon expérience en apportant des outils de communication, des réponses à vos questions, une autre vision des relations humaines et surtout d’améliorer ces relations.

Dans votre milieu professionnel, il vous est sans doute arrivé de constater que vos collaborateurs, très motivés au départ, ont perdu de leur dynamisme et s’ils font encore du bon travail leur « peps » a disparu….Parfois, il est fait appel à une formation, un Conseil pour tenter de créer à nouveau LA MOTIVATION. Doit-on s’en étonner ?

En réalité, il s’agit d’un phénomène banal et prévisible car nous vivons tous selon des cycles, plus ou moins longs, et pour ce qui concerne la motivation, celle-ci s’étiole naturellement au fil des ans si le manager, le patron n’y prête attention.

J’aurai l’occasion d’y revenir.

Ce dont je souhaite vous parler aujourd’hui concerne les mandataires judiciaires et les créanciers bancaires. Ces derniers sont souvent surpris de l’imminence du dépôt de bilan de l’entreprise cliente. Les espoirs, les attentes de rentrée de fonds sont souvent déçus. Dès lors, tous leurs efforts vont tendre vers une récupération maximum de leurs créances. Deux scénarios sont alors possibles :
Soit la banque refuse de participer aux avances qui permettraient une poursuite d’exploitation, et les risques de liquidation judiciaire s’accroissent ; soit elle y consent et cela dépendra du contexte général, du niveau d’engagements de la banque, et également de son attitude vis à vis du mandataire judiciaire et de l’entreprise.

De son côté, le mandataire cherchera-t-il une solution qui ménagerait les intérêts de chacun ?

Il est souvent possible, grâce à une approche comme « la médiation », de trouver dans le respect des lois, des solutions appropriées; cela nécessite la mise en place d’un climat de confiance, d’un respect mutuel et d’ une volonté d’aboutir en mettant de côté ses rancœurs, ses frustrations…

En effet, j’ai souvent eu l’occasion de constater l’implication psychologique des différents partenaires et ses conséquences sur le cours du dossier ; je me souviens d’une banque qui voulait donner « un exemple » à toute une profession, la stratégie a été faussée par cet objectif « purement subjectif », et elle a dû revoir sa position.

L’un des buts du GRIP21 est d’apporter aux professionnels de nouveaux éclairages sur les moyens d’apporter des solutions aux situations souvent conflictuelles rencontrées et en particulier en donnant beaucoup plus d’importance aux facteurs humains. En effet, combien de reprises d’entreprises ne durent pas, du fait d’une méconnaissance de ces facteurs : comment faire le deuil de l’ancienne entreprise pour s’impliquer dans la nouvelle, etc….

Dans les prochaines chroniques, des éléments pratiques seront fournis pour être encore plus performant dans la qualité de nos relations humaines.

Je reste à l’écoute de vos questions, interrogations, suggestions…

A bientôt

Votre Coach


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